Les cinq leçons du weekend en Premier League

La septième journée des matchs en Premier League n’a pas déçu. Voici quelques grandes observations.

Le problème ce n’est pas Pogba
Contre toute attente, les Red Devils se sont inclinés 3-1 contre West Ham ce weekend. Avant le déplacement, United faisait les gros titres pour toutes les mauvaises raisons. Leur forme est en baisse depuis quelques semaines et leur bilan affiche trois défaites et un nul lors de leurs sept derniers matchs en championnat. De plus, les relations tendues entre l’entraineur Jose Mourinho et Paul Pogba menaçaient la stabilité de l’équipe. Le coach portugais a longtemps blâmé son milieu de terrain tricolore pour leur manque de succès mais cette nouvelle défaite pointe un doigt accusateur au Special One. Il a de nouveau écarté Alexis Sanchez, mais à vrai dire Mourinho n’est lui-même pas en odeur de sainteté. Il va sans dire que rien ne va plus à United, et s’ils ne parviennent pas à condamner le coupable d’ici peu, ils peuvent dire adieu à leurs ambitions.

 Jouer bien ne coute rien
Les amoureux du football offensif ont eu droit à un duel époustouflant entre Chelsea et Liverpool ce weekend. Les deux équipes ont fait preuve d'un flair offensif vertigineux. S’il s’agissait d’un film, ce match aurait remporté un Oscar, en raison du suspense et des émotions vécues tout au long des 94 minutes. Ce fut un match très serré, comme en témoigne le score final, mais la qualité du jeu des deux équipes était impeccable. Les entraineurs de Premier League privilégient parfois un "football prudent", mais Jürgen Klopp et Maurizio Sarri semblent prêts à changer le paradigme. Nous nous attendons à des matchs plus divertissants cette saison.

Les champions sont bien dans le coup
Manchester City s'est hissé au sommet du classement avec sa victoire 2-0 à domicile contre Brighton. Puisque Liverpool  a lâché des points face à Chelsea, les deux équipes sont maintenant derrière les champions en titre, qui ont une meilleure différence de buts. Ils n'ont pas toujours eu l'air convaincants, comme ce fut le cas en Ligue des champions contre Lyon, mais les Citizens ne laissent rien au hasard sur le plan national. L'équipe est solide, et avec l'arrivée de Riyad Mahrez l'été passé, ils se jetteront à fond pour défendre leur couronne.

Les Wolves sont faits d’une autre étoffe
Les équipes nouvellement promues en Premier League ont souvent eu du mal à s'adapter aux exigences de la première division. Cependant, le brillant début de saison des Wolves est susceptible de changer cette tendance. Ils ont évité la défaite contre Manchester City et Manchester United, et ils l'ont fait encore ce weekend avec une belle victoire 2-0 sur Southampton. Cardiff et Fulham ont été promus cette saison, mais leur adaptation parait plus compliquée que celle des hommes de Nuno Espirito Santo. Avec ce type de performance, les Wolves augmentent chaque semaine leur espérance de vie en Premier League.

Newcastle a soif du changement
Avant le weekend, les Magpies étaient sur une série de trois défaites consécutives à domicile en Premier League. Ils ont poursuivi leur chute ce samedi en s'inclinant 2-0 face à Leicester City sur leur propre terrain. L'écho des huées s'est fait sentir dans le stade à la rare vue du propriétaire du club, Mike Ashley, qui a longtemps assumé le rôle du méchant dans leurs problèmes hors du terrain. Il a publiquement mis le club en vente en octobre de l'année dernière et les fans attendent désespérément la fin de son mandat. Plus tôt en janvier, Amanda Staveley, éminente femme d'affaires, a été citée pour prendre la relève, mais Ashley a anéanti ces perspectives, rejetant tout accord de ce genre.  Les fidèles de Newcastle s'impatientent de plus en plus, mais il y aura peut-être une lueur d'espoir d’ici près. Peter Kenyon, ancien PDG de Manchester United et Chelsea, serait intéressé à acheter le club.